DPE à Tardive, Firminy : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Tardive, l’analyse de 916 DPE décrit un quartier largement composé d’appartements et marqué par les constructions antérieures à 1975. Les performances observées invitent à examiner le diagnostic propre au logement avant de vendre, d’acheter ou de louer.

DPE à Tardive, Firminy : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Firminy

Le dossier énergétique de Tardive, à Firminy, repose sur 916 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon communal de 5 878 DPE. Ce périmètre permet de décrire les logements diagnostiqués du quartier, sans assimiler automatiquement leur profil à celui de tout le parc résidentiel. Trois éléments structurent la lecture : la prédominance des appartements, le poids des constructions anciennes et la concentration des étiquettes autour de la classe D. Les indicateurs de consommation et de coût estimé apportent un éclairage complémentaire. Pour un projet immobilier, ces données constituent des points de comparaison, mais elles ne remplacent pas les caractéristiques du bien concerné ni les informations contenues dans son propre diagnostic.

Un bâti dominé par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Tardive)Part du quartier
A00,0 %
B80,9 %
C13314,5 %
D52857,6 %
E14515,8 %
F788,5 %
G242,6 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Tardive (Firminy).

La période de construction dominante à Tardive est celle de 1948 à 1974 : elle représente 60,3 % des diagnostics du quartier. Plus largement, les logements construits avant 1975 regroupent 83,7 % de l’échantillon, tandis que ceux d’avant 1948 en représentent 23,5 %. Le profil est donc principalement celui d’un bâti ancien, avec une place particulièrement importante pour les constructions de l’après-guerre. Les maisons individuelles ne constituent que 5,6 % des logements diagnostiqués, le reste étant composé d’appartements. Cette répartition situe clairement le contexte immobilier local. Elle ne permet toutefois pas de connaître les matériaux, les équipements de chauffage ou les rénovations déjà réalisés. L’âge d’un bâtiment renseigne sur son époque de construction, pas à lui seul sur sa performance actuelle.

  • 1948-1974 : avec 60,3 % des diagnostics, cette période constitue le principal repère pour décrire l’âge du bâti analysé à Tardive.
  • Avant 1948 : la part atteint 23,5 %, contre 21,0 % à Firminy. Ce segment du bâti ancien est donc davantage représenté dans le quartier.
  • Avant 1975 : les 83,7 % observés confirment le poids des constructions anciennes, sans préciser leur éventuel niveau de rénovation.
  • Maisons individuelles : leur part de 5,6 % montre que l’analyse locale concerne surtout des appartements, sans fournir de ventilation des étiquettes par type de logement.

528 étiquettes D et 102 logements classés F ou G

La classe D domine nettement la répartition, avec 528 diagnostics sur les 916 étudiés. Elle constitue le centre du profil énergétique observé, devant la classe E, qui compte 145 diagnostics, et la classe C, qui en rassemble 133. Les classes les plus performantes sont peu présentes dans cet échantillon : aucun diagnostic n’est classé A et 8 sont classés B. À l’autre extrémité, 78 logements sont classés F et 24 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 102 logements, soit 11,1 % des diagnostics du quartier. Cette distribution décrit une diversité de situations : elle ne justifie ni d’attribuer une classe unique à Tardive, ni de présumer du résultat d’un logement à partir de son adresse.

  • A : 0 diagnostic ; B : 8 diagnostics. Ces résultats décrivent uniquement l’échantillon fourni et ne constituent pas un inventaire exhaustif du quartier.
  • C : 133 diagnostics ; D : 528 diagnostics. La classe D est la plus fréquente, mais elle n’est pas une étiquette applicable par défaut à un bien.
  • E : 145 diagnostics. Cette classe reste distincte du groupe F et G utilisé ici pour mesurer la part de passoires énergétiques.
  • F : 78 diagnostics ; G : 24 diagnostics. Leur total de 102 logements appelle une lecture précise du DPE individuel dans un projet immobilier.

11,1 % de passoires à Tardive, contre 8,9 % à Firminy

Par rapport aux repères communaux fournis, Tardive présente une part plus élevée de logements classés F ou G : 11,1 %, contre 8,9 % pour Firminy. La consommation médiane est également supérieure, avec 233 kWh/m²/an dans le quartier, contre 216 kWh/m²/an à l’échelle de la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation : 1 464 € à Tardive, contre 1 276 € à Firminy. Ces résultats doivent être rapprochés de la surface médiane, elle aussi plus élevée dans le quartier, à 71 m² contre 68 m². Ils signalent un profil énergétique moins favorable sur ces indicateurs, sans permettre d’isoler les causes des écarts. Les données ne détaillent notamment ni les systèmes énergétiques ni l’état de rénovation des logements.

Vendre : situer le bien parmi les 916 DPE analysés

Pour préparer une vente à Tardive, l’intérêt de cette analyse est de situer le logement dans un contexte documenté. Un bien classé D relève de l’étiquette la plus fréquente parmi les 916 diagnostics, mais cette seule proximité ne suffit pas à le comparer à tous les autres. Sa surface, son époque de construction et les éléments de son diagnostic restent à examiner. Pour un logement F ou G, la présence de 102 cas dans le quartier donne un contexte statistique sans effacer les particularités du bien. La présentation au candidat acquéreur gagne donc à distinguer les données locales des résultats individuels. L’échantillon fourni ne contient aucune donnée de transaction : il ne permet de chiffrer ni une décote, ni une valorisation, ni l’effet du DPE sur la négociation.

Louer : examiner le DPE au-delà du repère de 1 464 €

Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 464 € constitue un repère de quartier, mais ne doit pas être présenté comme le budget attendu du futur occupant. L’examen doit partir du DPE du logement proposé et de ses caractéristiques propres. La prédominance des appartements, les maisons ne représentant que 5,6 % de l’échantillon, rappelle aussi l’importance de comparer des biens de nature comparable. Si le logement est classé F ou G, son classement mérite une attention particulière dans la préparation du projet. Les faits fournis ne comportent toutefois aucun calendrier réglementaire ni critère juridique de location. Ils ne permettent donc pas de conclure à l’autorisation de louer un bien, ni de définir les travaux nécessaires pour son cas particulier.

Questions fréquentes

La classe D est-elle représentative de tous les logements de Tardive ?

Non. Elle est la plus fréquente dans l’échantillon, avec 528 diagnostics sur 916, mais d’autres classes sont présentes, de B à G. Aucun diagnostic A n’est recensé parmi les données analysées. Le résultat d’un logement ne se déduit donc pas de la classe dominante du quartier. Seul son diagnostic permet de connaître l’étiquette qui lui correspond.

Tardive présente-t-il des résultats moins favorables que Firminy ?

Oui, sur les indicateurs énergétiques comparables fournis : la part de F et G atteint 11,1 %, contre 8,9 %, et la consommation médiane est de 233 kWh/m²/an, contre 216. Le coût médian estimé est également supérieur. Ce constat ne constitue pas un classement de chaque logement et n’explique pas, à lui seul, l’origine des différences observées.

Peut-on déduire des travaux ou un budget du seul âge du bâti ?

Non. Même si 83,7 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1975, les données ne décrivent ni leur état actuel ni les rénovations effectuées. Elles ne permettent donc pas de prescrire des travaux ou d’en établir un budget. Pour vendre ou louer, il faut distinguer ce contexte ancien des informations techniques effectivement disponibles pour le logement concerné.

Sources officielles

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